• Après FR3, le Dauphiné Libéré, le Messager et le Canard enchaîné, c'est autour de France Bleue Pays de Savoie de donner la parole à Maryna Perret puis à Gérard Gay, Maire de Mieussy, pour qu'ils nous expliquent chacun leurs points de vue.  Ce reportage est passé sur les ondes de France bleue le mardi 3 mai.

    Vous trouverez ci-dessous la transcription d'une partie du reportage, dont les propos du Maire de Mieussy.

    La construction d’un nouveau télésiège à Mieussy crée la discorde. Oui et au point de provoquer une démission. En votant par 10 voix contre 9 la construction du télésiège pour un investissement de 6,5 millions d’euros, le conseil municipal s’est un peu divisé. 

    Intervention de Maryna Perret (à écouter dans le reportage audio ci-dessus)

    Pour obtenir ce prêt, la commune a repris à son compte 150 000€ par an des dépenses de la régie, ce qui fait dire au Maire que la commune ne paie pas le télésiège.

    Gérard Gay, Maire de Mieussy : « C’est pas un investissement de la commune de Mieussy, c’est un investissement de la régie communale, donc c’est complètement différent. Ce sont des budgets qui sont complètement autonomes.Le budget général de la commune de Mieussy, qui est l’impôt de nos concitoyens, s’autofinance et le budget de la régie communale s’autofinance simplement par la vente du forfait de nos clients. Donc c’est pour ça que nous voulons réaliser des investissements dignes de ce nom pour satisfaire notre clientèle. Ça fait un petit peu peur 6,5 millions, pour la station de Praz-de-Lys/Sommand c’est un emprunt sur 25 ans ; mais après toutes les analyses, nous nous sommes rendus compte que le seul appareil qui allait être créateur de richesse pour la régie communale, c’était cette solution là, c’était cet appareil là. »

    Les travaux devraient commencer cet été, mais il reste à obtenir  un avis sur l’impact environnemental de ce télésiège.

    Maryna Perret évoque un rapport de la cour des comptes qui date de février 2011, concernant une étude sur les stations de sports d'hiver, grandes et petites de la région Rhône-Alpes. Voici un chapitre intéressant de ce rapport :

    3 - Des participations communales discutables
    La gestion en régie des remontées mécaniques implique une prise de risque financier. Si les charges de gestion restent bien maîtrisées, les aléas climatiques n’en pèsent pas moins sur les produits d'exploitation, et la participation communale, quelle que soit sa forme, reste alors déterminante.
    A la Chapelle d'Abondance, en 2007, la commune a apporté 33 % des ressources de la régie des remontées mécaniques, alors en déficit, bien que, dans le même temps, il lui fallût faire face à un renouvellement d'infrastructure largement financé par emprunt. Aux Gets, la commune est intervenue financièrement pour éviter le dépôt de bilan de sa SEM dont la poursuite d’activité a nécessité un apport de 400 000 € en compte courant d’associés. Dans le même but, elle lui a réglé le montant de deux téléskis et d’un télésiège, ce qui est une pratique inhabituelle en cours de DSP (Délégation de Service Public).

    M. le Maire de Mieussy a beau nous dire que le budget communal et le budget de la régie municipal sont autonome, vous avez bien lu ci-dessus, qu'au cas où le budget des remontées est défaillant... le budget communal vient à la rescousse. Ils sont indépendants tant que tout va bien. On apprend dans le reportage que 6,5 millions ça fait un peu peur...dire le contraire serait de l'inconscience, non? Il ajoute pour la station de Praz-de-Lys/Sommand c'est un emprunt sur 25 ans...? Ne s'agit-il pas de la station de Sommand? Nos amis de Taninges se portent caution? Voilà une bonne nouvelle, mais pas sûr que le Maire et les habitants de Taninges soient d'accord.

    Etudions maintenant ce tableau paru dans le dernier bulletin municipal de Mieussy :

    CA station

    Dans cette étude annuelle des stations suisses, à la page 10 du document, vous trouverez un tableau sur la profitabilité des sociétés de remontées mécaniques. Pour les stations suisses elle est estimée en moyenne à 3%. La fin de la page 9 est aussi très intéressante.

    En prenant comme hypothèse un pourcentage de bénéfices identique pour la station de Sommand, en se reportant au tableau ci-dessus, on obtient pour les quatre années concernées les bénéfices suivants :

    2006/2007 : 36 287,60€                     2008/2009 : 60 283,15€

    2007/2008 : 58 002€                          2009/2010 : 53 487,34€

    Un emprunt de 6,5 millions d'euros sur 25 ans, correspond à des annuités de remboursemment, hors intérêts, de 260 000€. Vous constatez ci-dessus que le bénéfice maximum obtenu sur une année est d'environ 60 000€....Il manque donc 200 000€ (on fait grâce des intérêts...). Nous avons pris comme hypothèse 3% de bénéfice sur les recettes. Donc sur un forfait à 23€ (rappelez-vous il va y avoir une augmentation du prix du forfait), le bénéfice sera de... 0,69€. Donc pour rembourser les 200 000€ il faudra vendre....289 855 forfaits! On considère que pour être viable un domaine skiable doit ouvrir 100 jours, ce qui fait 2 898 forfaits à vendre en plus par jour... Comme dirait le Maire de Mieussy, ça fait peur... C'est pas gagné, mais on espère ne pas avoir toutes les infos, ou avoir fait des erreurs de calcul, ou n'avoir rien compris!

    Nous vous invitons à aller voir l'article paru sur le site "Vivre à Sommand" concernant le document que nous avons demandé au Maire de Mieussy, élaboré par le maître d'oeuvre MTC et consulté lors du reportage sur FR3. Cet article montre bien que l'impact environnemental évoqué en fin du reportage de France Bleue ci-dessus, est loin d'être négligeable c'est le moins que l'on puisse dire. Espèrons que ceux qui auront à se prononcer pour donner leur avis aient le même sentiment que nous!


    votre commentaire
  • Mauvaise décision pour DSK... On se voyait déja avec un président social démocrate, un homme d'état... Il n'est pas encore candidat, il est déja hors jeu... C'est aussi triste qu'injuste et dommage, c'est la loi de la vie publique. J'ai quand même du mal à croire qu'un homme d'Etat de la classe de DSK puisse faire autant d'erreur en si peu de temps....

     

    Peut être que même un socialiste peut être pourri?

    Rappelons qu'en 2008 DSK avait déja était victime d'histoire de moeurs avant que le FMI le blanchisse de toute  accusation d'abus de pouvoir, estimant qu'il n'y "a pas eu de harcèlement, ni de favoritisme ni aucun autre abus de pouvoir" de la part de Strauss-Kahn. DSK avait présenté quelques jours avant ses excuses au personnel de l'institution, reconnaissant avoir commis "une erreur de jugement" en entretenant des relations intimes avec une subordonnée.
    L'affaire concernant la vie privée de M. Strauss-Kahn tombait particulièrement mal alors que le FMI, qui réunit 185 pays, multipliait les interventions pour contenir les retombées de la crise financière mondiale.
      
    Si elle n'avait pas eu de conséquences pour la carrière de DSK et n'avait pas été exploitée politiquement en France - le Premier ministre François Fillon avait évoqué une "affaire totalement privée" -, l'affaire avait cependant relancé les rumeurs sur la vie privée de M. Strauss-Kahn. Ce dernier avait prévenu alors qu'il poursuivrait judiciairement tous ceux qui relaieraient des "rumeurs malveillantes". Sur son blog, l'épouse de DSK, Anne Sinclair avait écrit avoir "tourné la page" sur une "aventure d'un soir" et conclu: "nous nous aimons comme au premier jour".


    votre commentaire
  • Faudrait penser à tailler les rhododendrons!


    votre commentaire
  • La Porsche de DSK, la C6 blindée de Fillon et les 4x4 de Sarkozy : pour qui roulent les politiques ?



    C'est la première boulette de la pré-campagne présidentielle. Le Parisien a publié cette semaine une photo, prise par l'AFP, montrant Dominique Strauss-Kahn et Anne-Sinclair en train de monter à bord d'une voiture de luxe. D'après le quotidien, ils visitaient un QG potentiel pour la campagne présidentielle.

    La Porsche, c'est tout un symbole. Les adversaires de DSK se sont empressés d'annoncer le retour de la gauche caviar. Ses partisans ont contre-attaqué en précisant qu'elle n'était pas à lui. Et pendant ce temps, François Fillon continue à rouler en Citroën C6 blindée au kevlar et les 4x4 de Nicolas Sarkozy sont bien garés.


    Avec la polémique DSK, pas de doute, on est en route vers 2012...


    Une photo dans Le Parisien, une déferlante anti-DSK

    En visite à Paris le 28 avril 2011, DSK et Anne Sinclair auraient visité un QG potentiel pour 2012 selon les révélations du Parisien en date du 3 mai : "c'est dans la rue Pierre-Charron, près des Champs-Elysées et à deux pas du célèbre Fouquet's, où Nicolas Sarkozy avait fêté sa victoire en 2007, que DSK et son épouse, Anne Sinclair, ont en effet été aperçus en fin de semaine dernière. Et c'est dans cette rue située dans le triangle d'or de la capitale que DSK, toujours selon la rumeur, aurait donc visité une surface libre de 600 m2 en vue d'y implanter son QG". Problème : la photographie qui illustre cet article intitulé "Le QG imaginaire de DSK" montre le président du FMI et sa femme sur le point de monter dans une Porsche.
     


    DSK en Porsche

    Le symbole est trop fort : exit le QG imaginaire, blogs et sites web ont estimé que l'information essentielle était la photo de la Porsche. Et ses adversaires n'ont pas hésité à multiplier les commentaires acerbes : "Cela signifie que le Parti socialiste évolue curieusement. En 1981, c'était le poing et la rose. Aujourd'hui, c'est la Porsche au volant" a par exemple ironisé Brice Hortefeux (qui s'y connaît en voiture, puisqu'il avait commandé 2 Citroën C6 neuve lors de son arrivée au ministère de l'Intérieur).

    Pour Lemonde.fr, les anti-DSK veulent faire de cette Porsche "un symbole". L'angle d'attaque contre DSK est tout trouvé pour 2012 : avec un candidat ayant gagné 500 000 dollars par an net d'impôts au FMI, la gauche pourra difficilement dénoncer le bling-bling de Sarkozy...



    En Porsche, en C6 blindée ou en 4x4, les politiques roulent donc pour eux. Mais DSK et les autres sont prévenus : s'ils tiennent à leur image de marque, qu'ils regardent celle de leur voiture.



    votre commentaire
  • Laurent Wauquiez a jeté un pavé dans la mare en déclarant, hier, sur BFMTV-RMC, qu'il comptait proposer, dans les dix jours à venir, une proposition de loi dont le but est de contraindre les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) à "assumer" cinq heures hebdomadaires de "service social". Le ministre souhaite que ces propositions soient expérimentées avant la présidentielle de 2012, afin de nourrir le débat de la campagne. 

    Parlant de "dérives de l'assistanat", de "cancer de la société française", le ministre des Affaires européennes a formulé trois propositions :

    1/ Que chaque bénéficiaire du RSA "assume chaque semaine cinq heures de service social", afin de montrer "qu'en face de droit, il y a des devoirs". Ces heures de travail, "offertes" à la collectivité, pourraient consister en des missions de surveillance des sorties d'école, en des travaux de nettoyage ou à l'accueil de service public, a donné comme piste le ministre. 

    2/ De "plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75 % du Smic, pas plus"

    3/ Qualifiant le système de protection français du "plus généreux d'Europe", le ministre propose également que ce "système" ne bénéfice qu'aux étrangers ayant travaillé, et donc cotisé au moins, cinq ans en France. Laurent Wauquiez propose également que chaque citoyen résidant plus de trois mois en France soit asujetti à l'impôt (contre six mois actuellement).

    Pour ma part je suis assez d'accord sur ces thèmes de campagne. Cela dit, il me semble qu'une augmentation du SMIC serait plus bénéfique que le plafonnement des minima sociaux. Par ailleurs il est normal que le système profite à ceux qui ont cotisé mais dans ce cas il ne s'agit plus d'un système de solidarité mais d'un système d'assurance : c'est un choix qui mérite débat !...Concernant les étrangers, je ne crois pas qu'il soit xenophbe ou rasciste de reconnaitre que la france n'a plus les moyens d'accueillir et d'assister la misère du monde 

    Le citoyen moyen que je suis ne réclame pas des aides, il souhaite juste payer un peu moins cher un système qui devient inéficace, improductif et finalement "injuste". 

    Pour justifier un peu mes propos et répondre à ceux de Mme Buffet , de nombreuses offres d' emplois ne trouvent pas prenneurs malgrès un taux élévé de sans emplois.

    Les raisons sont simples : les emplois proposés sont mal rémunérés : 1050 € (le smic net) pour un salarié coûte en réalité 2100 €  à l'employeur puisque 1050 € sont versés aux différentes caisses qui gère le système (allocations familiales, pole emploi,retraite,mutuelle,assurance maladie....)

    Accepter un emploi à 1050 euros c'est renoncer à toutes les aides et c'est vrai qu'à quelques euros près le pouvoir d'achat d'un SMICAR est équivalent à celui d'un RSA (en comptant les différenciels loyer, déplacements, impôts, frais de santé...etc)

    Je pense qu'il ne faut pas accentuer la pauvreté en diminuant le montant des aides mais plutot encourager le travail en augmentant les salaires. En ramenant les charges salariales de 25 à 10% le salarié au smic gagnerait 180 euros de plus par mois soit une augmentation du pouvoir d'achat de plus de 17%. ça ne coùterait rien de plus à l'employeur par contre ça financerait un peu moins le système.... Alors soit il faut trouver un autre financement (c'est possible avec le capital) soit il faut réformer ou économiser le système (je pense qu'il y a la aussi quelques pistes...) C'est l'objet du débat


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique