• « Il y a un véritable plan de licenciement au gouvernement »

    Une centaine de conseillers sont sommés de quitter les cabinets ministériels. Non sans panique et sans colère.

    Le gouvernement à l'Elysée pour assister au premier conseil des ministres de l'année, en janvier 2010 (Philippe Wojazer/Reuters)

    Prière de faire fissa. « Des lettres de licenciement sont déjà parties », affirme un membre de cabinet ministériel. La feuille de route envoyée par Nicolas Sarkozy à François Fillon le 28 juin, afin de « redresser les finances », se voulait comminatoire :

    « Cet effort d'exemplarité doit également concerner l'entourage des ministres. Le nombre de leurs collaborateurs de cabinet a été fixé à un maximum de vingt personnes, et quatre pour les secrétaires d'Etat.

    Cette règle doit être rigoureusement respectée dès la rentrée prochaine. »

    Un cinquième du personnel ministériel menacé

    La menace a été entendue. Les chefs de cabinet ont jusqu'au 31 juillet pour faire connaître leur plan de réduction d'effectifs. S'il n'y a pas de dérogations (et il y en aura sûrement quelques unes), c'est plus d'une centaine de collaborateurs qui devront faire leurs cartons. Soit près d'un cinquième du personnel ministériel. Non sans une certaine inquiétude et/ou amertume.

    « Imaginez l'ambiance en cas de plan de licenciement dans une entreprise, là c'est pareil », témoigne un conseiller, plus chanceux qu'un autre de ses collègues qui peine à dissimuler sa rancœur :

    « Vous avez l'impression d'être un boulet, de ne servir à rien, sauf à coûter de l'argent à l'Etat, alors que vous travaillez 80 heures par semaine. »

    Une deuxième vague attendue en octobre

    Surtout que le mouvement ne fait que s'enclencher et va se durcir encore. Le remaniement prévu au mois d'octobre promet une nouvelle fois d'aboutir à un gouvernement resserré. Mais la promesse devrait cette fois être respectée : 2012 approche à grands pas et, en pleine affaire Bettencourt-Woerth, il faut laver plus blanc que blanc.

    Cela signifierait le départ d'au moins une centaine d'autres conseillers ministériels. « Il y a un véritable plan de licenciement en cours d'élaboration au gouvernement », témoigne un chef adjoint de cabinet, étonné par l'ampleur de la tournure des évènements : « C'est du jamais vu ! »

    Rien à voir, bien sûr, avec les mouvements sociaux de Renault à Vilvoorde ou des « Conti » de Clairoix. Eux ne touchaient pas 6 500 euros net par mois, comme cette conseillère en communication d'un ministère, en plus des avantages en nature. Mais la crainte du chômage n'est pas pour autant absente.

    Une crainte qui se présente différemment selon que le collaborateur ministériel est fonctionnaire ou contractuel. Dans le premier cas, il doit « retrouver un emploi correspondant à son grade », stipule la note de deux pages envoyée le 12 juillet aux chefs de cabinet par le secrétaire général du gouvernement, et que Rue89 s'est procurée.

    La réalité n'est toutefois pas si simple témoigne un des récipiendaires, chargé de gérer le cas de plusieurs de ses collègues :

    « Il y a des plafonds d'emplois dans l'administration, qu'on a d'ailleurs nous-mêmes durcis. Certains demandent aux ministres de les recaser, mais même les ministres se voient opposer des refus par les directeurs d'administration. »

    « En 2009, je n'en ai pas replacé un »

    Leur contrat étant généralement muet sur les conditions de rupture, les contractuels sont eux soumis à un décret de 1986 qui leur permet de bénéficier d'une « indemnité de licenciement égale à la moitié de sa rémunération de base mensuelle nette par année de service » (mais ils n'ont droit à rien s'il sautent en même temps que leur ministre).

    Une aubaine pour les entreprises privées avides de pourvoyeurs de carnets d'adresses ? Pas forcément. Comme les fonctionnaires, ils risquent de devoir revoir à la baisse leurs prétentions. Le marché de l'emploi n'est pas plus favorable en haut qu'en bas, et leur profil est loin d'être toujours des plus recherchés. Un agent d'un grand cabinet de recrutement confirme :

    « Il n'a pas été prévu pour l'instant de partenariat de reclassement dans le privé, comme on en a passé récemment avec l'armée. Tout semble très précipité.

    Cela ne va pas faciliter la tâche des jeunes collaborateurs licenciés qui sont souvent entrés dans les ministères dès leur sortie d'école, et ont acquis une connaissance très pointue d'un dossier mais rarement dans plusieurs secteurs. »

    Un autre chasseur de têtes se souvient du remaniement de juin 2009 :

    « J'ai reçu vingt dossiers de collaborateurs ministériels, je n'en ai pas replacé un. »

    « L'application de la règle est bête »

    Voilà pour ceux qui partent, mais la colère pointe aussi chez ceux qui restent. Nettement moins menacés que les conseillers techniques, des directeurs et chefs de cabinet doutent de la rationalité de la mesure concernant le travail au quotidien. L'un d'eux :

    « L'esprit de la règle est bon car on se doit de donner l'exemple, mais l'application est bête. Si on a moins de conseillers techniques, on devra davantage s'appuyer sur les directeurs et les sous-directeurs d'administration. C'est bien de responsabiliser les administrations ; ça fonctionne très bien aux Etats-Unis.

    Mais il faut aller au bout de la logique. Quand un ministre est nommé, il devrait alors pouvoir faire le ménage à la tête de son administration. Il faudrait politiser les directions d'administration comme aux Etats-Unis. Comment voulez-vous confier la gestion d'un dossier sensible à quelqu'un qui vous est hostile ? »

    D'aucuns sont enfin amers d'observer que cette même exemplarité n'est pas mise en oeuvre à l'Elysée ou à Matignon. Ce que les services du Premier ministre assument séchement :

    « De par la transversalité de leurs fonctions, l'Elysée et Matignon ne peuvent pas être touchés. »

    Photo : le gouvernement traverse la cours de l'Elysée pour assister au premier conseil des ministres de l'année, le 5 janvier 2010 (Philippe Wojazer/Reuters)


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  • Avez-vous le choix? Si oui, alors... misez sur vous d'abord!

    Par Jean-Pierre Lauzier

    Que ce soit dans n'importe quelle profession, les éléments essentiels pour obtenir du succès se ressemblent beaucoup. Souvent, les gens accordent beaucoup d’importance à l’aspect technique de leur profession, mais selon une étude de l’Université Harvard, quand une personne progresse rapidement dans son travail et obtient une promotion, la raison en est due à 15 % de ses connaissances techniques et à 85 % de ses qualités humaines.

    Dans les universités, on nous enseigne les techniques, mais pourquoi n’y a-t-il pas de cours sur l’importance de développer une attitude optimiste, de faire ce qui nous passionne, d’aider les autres, d’être intègre en affaires, etc.? Il va de soi que des cours sur ces aspects feraient vraiment une différence dans le développement d’une carrière.

    Dans la vente, c’est la même chose : la plupart des cours de formation sont consacrés, la majorité du temps, aux approches de vente, c’est-à-dire comment faire de la prospection, comment répondre adéquatement aux objections, à quel moment clore une vente, etc. Il est vrai que les aspects techniques sont importants, mais il ne faut pas négliger l’aspect humain qui devrait être placé au premier rang, car c’est là où la différence devient inestimable.

    Lorsqu’en entrevue, des dirigeants font l’évaluation d’un candidat pour pourvoir un poste vacant, ils accordent souvent une importance excessive aux compétences techniques tandis que très peu de questions sont posées sur les éléments humains, à savoir si le produit ou le service qu’il vendra le passionne, s’il est excité à l’idée d’aider les autres, s’il est intègre, etc. Pourtant, un employé qui fait un métier qui le passionne apprendra beaucoup plus rapidement et produira plus qu’un autre qui n’a pas le feu sacré et qui ne travaille que pour le salaire.

    Il y a quelques mois, j’ai lu un article très intéressant dans lequel on interviewait une représentante de la compagnie américaine d’uniforme CINTAS. Cette personne est la vendeuse par excellence de cette entreprise, elle se nomme Terri Norris et elle a été la meilleure durant les quatre dernières années. Chaque personne est différente et il est bien évident qu’il n’y a pas qu’une seule recette pour le succès. Cependant, je crois qu’il est primordial de vous faire connaître le point de vue de cette vendeuse exceptionnelle et de vous démontrer que ce n’est surtout pas par chance qu’elle s’est retrouvée au sommet d’une organisation qui compte plus de cent vendeurs et vendeuses. Voici les dix caractéristiques principales qu’a énoncées Terri Norris et qui font qu’elle obtient des résultats remarquables :

    1. Une attitude optimiste contagieuse. Je crois que je suis bénie parce qu’il n’y a que des choses positives qui vont m’arriver dans la vie. Je crois sincèrement que des choses positives m’arriveront régulièrement et elles arrivent vraiment!
       
    2. Je suis excitée en pensant à mon prospect et à l’aide que je peux lui apporter. Lorsque j’ai des rendez-vous avec mes clients ou prospects, je veux les aider à résoudre leurs problèmes, à offrir un meilleur service, à augmenter leur productivité, etc. Je crois que mes clients sentent que je veux les aider et non pas que je tiens seulement à leur vendre quelque chose.
       
    3. La confiance, mais pas d’arrogance. Je sais que je peux accomplir ce que je décide de faire et je suis prête à travailler fort pour atteindre mon objectif. Je crois en moi et en mes capacités. Mon slogan est : ceux qui croient qu’ils peuvent peuvent, et moi, je crois que je peux.
       
    4. J’aime les gens et les gens m’aiment. Habituellement, les gens m’aiment immédiatement. Je ne suis pas menaçante et je ne suis pas perçue comme une « vendeuse achalante ». Je suis capable de bien m’entendre avec TOUS. Je n’essaie pas d’être du même « genre », mais plutôt d’être « comme » eux.
       
    5. Avoir la capacité de bien comprendre le problème et de trouver la solution. Être capable de prioriser les choses importantes et gérer mon temps en conséquence. Travailler plus intelligemment, pas plus fort.
       
    6. Avoir du plaisir. Si je n'ai pas de plaisir à faire ce que je fais, alors pourquoi faire ce travail? J’ai souvent été décrite comme une personne qui s’amuse avec tout. Je crois que c’est une de mes plus belles qualités. Je trouve de la joie dans presque tout.
       
    7. Je fais tout en donnant mon 110 %. Je transpire lorsque je travaille et je transpire lorsque je danse. 100 % est le standard minimum acceptable. Si quelque chose vaut la peine d’être fait, je donne tout ce que je peux donner.
       
    8. Intégrité visible. J’essaie d’être honnête et éthique dans toutes les choses que je fais. Je me sens en confiance et honorable dans mes gestes. Je m’efforce de toujours respecter mes promesses. J’espère que mes paroles signifient quelque chose pour les autres, car, pour moi, elles veulent TOUT dire.
       
    9. Je me concentre sur les détails. Par contre, je ne me laisse pas envahir par eux. Les détails sont indispensables à mon succès. Je garde tout en ordre afin de fonctionner avec très peu d’erreurs.
       
    10. Je suis heureuse comme une enfant. J’ai l’enthousiasme d’un enfant de 2 ans, mais avec une éducation et une carte professionnelle. Je veux que tout le monde gagne (excepté mes concurrents).

    Le premier élément qui saute aux yeux lorsqu’on lit le texte de Terri, ce n’est pas le fait qu’elle applique une technique particulière pour clore des ventes, ou qu’elle est une personne qui répond de façon exceptionnelle aux objections, ou encore qu’elle situe la prospection en premier lieu, mais ce sont SES QUALITÉS HUMAINES qui la distinguent de tous les autres vendeurs de sa compagnie et qui rendent sa concurrence complètement désemparée.

    Et vous maintenant, pourquoi ne pas essayer de changer certaines choses dans votre vie? Vous avez tous la possibilité de faire un choix, que ce soit dans votre attitude, ou pour vous amuser ou pour devenir plus intègre. Un de mes amis m’a dit que c’est un luxe d’avoir des choix. Eh bien, je crois que vous avez tous l’opportunité d’être comme Terri Norris, tous, sans exception, avez la chance de choisir le genre de vie que vous désirez. Alors, n’attendez plus et agissez dès maintenant en ce sens. Misez sur vous d’abord et soyez de ceux qui utilisent avec grand plaisir les 85 % de vos qualités humaines : vous en serez le plus grand bénéficiaire.

    Bonne lecture!

    Jean-Pierre Lauzier
    Conférencier, formateur, expert-conseil
    JPL Communications inc.
    info@jeanpierrelauzier.com
    www.jeanpierrelauzier.com


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  • Concernant votre blog : http://docarmomichel.kazeo.com

    Tu mets en avant les valeurs de justice, mais quelle justice?
    Une petite histoire. Trois enfants se disputent une flute.
    1. quand tu interroge le premier pour quelle raison il veut cette flute, il répond : je suis le seul a savoir jouer de la flute, et les deux autres sont d’accord. Si tu arrêtes la, la réponse est facile, mais si tu continue.
    2. le deuxième te dit, j’ai fabriqué cette flute, les deux autres sont d’accord avec cela.
    3. le troisième te dit moi c’est le seul jouet que j’ai, les autres sont riches et on beaucoup de jouet.
    A qui tu donne la flute, quelle est ton idée de justice.
    Merci pour la réponse.
    Pour moi ta question n’a pas de sens le meilleur candidat c’est celui qui répond le mieux a mon idée de justice( entre autres).
    Bon blog.

    Jean Marc Henny

    Merci

    Je réponds sans hésiter, je la donne au premier parce c'est lui qui en fera un usage utile, mais je comprends ce que tu dis. Comme dit Sen Amartya  dans son superbe ouvrage « une idée de justice » «  Chacun plaide pour une option différente, selon la valeur qu'il attache à la recherche de l'épanouissement humain, à l'élimination de la pauvreté ou au droit de jouir des fruits de son travail. » Qu'est ce qui pourrait être universellement accepté comme juste? On pourrait dans cette exemple demander au 2° de fabriquer 2 autres flûtes pour qu'il y en ai une pour chacun, demander au 3° de l'aider à la fabrication et au 1° d'apprendre aux autres à jouer de la flûte. Chacun participerait à son propre épanouissement et à celui de l'autre. C'est un peu ça mon idée de la justice

     


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  • Proposé par Claudine Mum

    2012 : cinq hommes veulent rassembler les voix du centre

    Les initiatives fleurissent pour reconstituer un rassemblement semblable à l'UDF pour 2012. Mais les stratégies divergent. Les arbitrages de Nicolas Sarkozy pourraient s'avérer décisifs.

    L'ex-ministre de l'Éducation Gilles de Robien, le président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée Pierre Méhaignerie et maintenant le sénateur Jean Arthuis… Ils sont nombreux au centre à vouloir initier un mouvement de réunification. Objectif affiché : renouer avec une formation indépendante de la majorité, à la sauce UDF.

    Mais depuis 2007 et l'éclatement de la famille centriste, symbolisé par la création du MoDem et du Nouveau Centre, la tâche s'annonce ardue. Et les Etats généraux, colloques, et autres assises lancés par les différents leaders apparaissent dès lors comme des moyens de mettre la main sur l'électorat centriste à la veille de 2012.

    De son côté, l'Elysée surveille ce petit manège de très près. Pour Nicolas Sarkozy, une candidature du centre-droit au premier tour en 2012 permettrait de constituer un réservoir de voix intéressant. Reste encore à trouver le bon candidat…

    Jean-Louis Borloo :

    Au lendemain des régionales, lorsque Nicolas Sarkozy a caressé l'idée de présenter un candidat pour capter les voix du centre en 2012, il a d'abord pensé à Jean-Louis Borloo. Très populaire, le président du parti radical valoisien dispose de plusieurs atouts pour faire le plein des voix. Fort d'une image sociale depuis son passage à la mairie de Valenciennes, l'homme du Grenelle de l'environnement, est désormais le héraut de l'écolo-centrisme. Son objectif ? S'adresser «aux écolos qui ne sont pas à gauche… Si on ne les a pas, la droite perdra en 2012», expliquait-il en avril dernier.

    Problème pour l'Elysée : très populaire et très proche de l'UMP, dont il est le vice-président, Jean-Louis Borloo pourrait faire de l'ombre au parti présidentiel au premier tour. Certes, sa candidature ne décolle pas dans l'opinion pour le moment : selon un sondage Ifop, il n'est crédité que de 3% des intentions de vote. Mais en cas de sursaut, Nicolas Sarkozy pourrait décider de nommer Jean-Louis Borloo à Matignon lors du remaniement prévu à l'automne. De quoi calmer les ardeurs du ministre-star du gouvernement.

    Jean-Louis Borloo a fait part de son intérêt pour une candidature. Mais n'a pas encore pris de décision. Si les radicaux le soutiennent, les autres franges de la famille centristes sont en revanche plus réticentes. A commencer par le Nouveau Centre d'Hervé Morin, qui voit dans cette hypothèse un torpillage en règle de sa propre candidature.

    Hervé Morin :

    Il a promis d'«aller jusqu'au bout». Même s'il ne bénéficie pas du soutien de l'Elysée, Hervé Morin, patron du Nouveau Centre, reste coûte que coûte déterminé à réunir sur son nom quelque 15% des suffrages au premier tour. Idéaliste ? Sans doute. Mais Hervé Morin bénéficie du soutien sans faille des 13.000 adhérents de son parti et de ses proches. Pour convaincre Nicolas Sarkozy, il rappelle que la question de l'alliance au second tour avec l'UMP «ne se pose pas». Comme il l'avait fait en 2007 pendant l'entre-deux-tours, le Nouveau Centre compte donc apporter ses voix au candidat de la majorité présidentielle. Preuve de sa motivation, Hervé Morin se dit aussi prêt à renoncer à son poste de ministre de la Défense en cas de candidature.

    François Bayrou :

    C'est la nouvelle proie convoitée par l'Elysée. Après sa tentative avortée d'ouverture à la gauche et les résultats catastrophiques du MoDem aux régionales, François Bayrou est dans une mauvaise posture. Officiellement, Bayrou reste farouchement «indépendant». Mais lors d'une rencontre fin mai avec l'ex-UDF Pierre Méhaignerie, il aurait confié vouloir se «recentrer».

    Une information qu'il dément mais qui fait suite aux nombreux appels du pied de la majorité. A commencer par celui de Jean-Pierre Raffarin, qui demandait début mai au «troisième homme» de 2007 de «réfléchir à un retour au sein d'une majorité présidentielle élargie». De plus en plus critique vis-à-vis du parti socialiste, François Bayrou s'est entretenu avec Nicolas Sarkozy le 22 avril dernier. Ordre a ensuite été donné à l'UMP de ménager le candidat centriste.

    L'éventualité d'un rapprochement entre le MoDem et le camp présidentiel est très mal perçue par les autres clans de la famille centriste, Nouveau Centre en tête. Elle est aussi loin de convaincre les éléments les plus radicaux du MoDem, comme l'ancien Vert Jean-Luc Benhamias.

    Jean Arthuis :

    C'est le centriste par excellence. Indépendant, Jean Arthuis a quitté le MoDem début 2008 sans pour autant accepter de rejoindre l'UMP ou le Nouveau Centre. Il a préféré transformer son club, l'Alliance centriste, en parti. Une douzaine de sénateurs et deux députés en sont membres.

    A l'origine des Assises de la refondation du Centre, qui se tiennent ce mardi, le sénateur centriste Jean Arthuis se différencie du Nouveau Centre en laissant la porte ouverte au MoDem de Bayrou et en invitant ce dernier. Lequel s'est empressé de décliner, acceptant cependant de rencontrer le sénateur en privé.

    Pour 2012, Jean Arthuis ne semble pas s'intéresser aux stratégies élyséennes. Il milite pour l'organisation de «primaires à l'intérieur de la famille centriste pour savoir qui est le plus apte à porter notre projet». Une compétition à laquelle, évidemment, il «n'exclut pas» de participer.

    Gilles de Robien

    ll se défend de vouloir propulser quelconque candidat pour la prochaine présidentielle. Mais avec son club «Société en mouvement», qu'il préside, Gilles de Robien se démène pour réunir les centristes autour d'un projet commun. En retrait de la vie politique depuis sa défaite aux municipales à Amiens en 2008, Gilles de Robien prépare son grand retour. Il a organisé le 18 mai, un colloque sur le thème «Comment rassembler les centres». Déplorant un «déplacement à droite de la majorité», l'ancien ministre des gouvernements Raffarin et Villepin veut «revenir aux fondamentaux» et «souhaite que ceux qui se sentent esseulés, orphelins, se retrouvent sur une plate-forme de travail, autour de valeurs communes».


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  • Comment calcule t-on la probabilité de gain ?

    Tout d’abord, il faut savoir que le Loto est un jeu à répartition de mise: ce qui est redistribué aux joueurs est un pourcentage des enjeux, ce pourcentage étant défini par un arrêté ministériel. Dans le cas du Loto classique de la Française des jeux - 6 bons numéros à cocher dans une grille de 49, environ 53% des sommes jouées sont redistribuées aux joueurs, le solde servant à rémunérer l’entreprise, le réseau de distribution, l’actionnaire (l’Etat), divers «émetteurs dits historiques», et à alimenter des recettes fiscales, notamment la TVA. Ensuite, pour chaque niveau de gain (6 bons numéros, 5 bons numéros + le complémentaire, 5 bons numéros...) une fraction de ces 53% est affectée au paiement des gains à ce niveau précis. Ainsi, toujours dans notre exemple de Loto classique 29,1% des gains, soit environ 15,4% des sommes jouées, sont redistribués aux gagnants de 1er rang, ceux qui ont coché les 6 bons numéros (pour le premier tirage du mercredi ou du samedi).

    Le calcul de probabilité de gain est basé sur la loi hypergéométrique. Dans le cas du Loto français, sur N = 49 numéros, m = 6 sont tirés lors du tirage officiel, le joueur peut en choisir n = 6.

    Le nombre de bons numéros obtenus suit alors la loi hypergéométrique de paramètres (49,6,6). Si la variable aléatoire X est le nombre de bons numéros, elle prend la valeur k avec la probabilité suivante :

    Les chances que vous avez de gagner au rang le plus fort, sont de 1 contre la totalité des combinaisons possibles.
    Il faut donc connaître le nombre de combinaisons possibles. Voici comment l'on peut procéder.

    Loto français.
    Pour le Loto français, les combinaisons contiennent 6 numéros à choisir parmi 49 numéros.
    La factorielle utilisée pour effectuer le calcul s'écrit donc C649.

    Cela se calcule ainsi :
    (49 x 48 x 47 x 46 x 45 x 44) / (6 x 5 x 4 x 3 x 2 x 1) = 13 983 816 combinaisons.
    Vos chances de gagner le gros lot au Loto français sont donc de 1 contre 13 983 816.

    EuroMillions.
    Les combinaisons contiennent 5 numéros à choisir parmi 50 numéros, soit C550.
    Nous avons aussi les combinaisons possibles avec les Etoiles, composées de 2 numéros à choisir parmi 9, soit C29.
    Nous posons par conséquent :
    C550 x C29

    Nous obtenons finalement :
    2 118 760 x 36 = 76 275 360 combinaisons.
    Les combinaisons contiennent 8 numéros à choisir parmi 20 numéros, soit C820.
    Nous avons aussi les combinaisons possibles avec la grille B, composées de 1 numéro à choisir parmi 4, soit C14.
    Nous posons par conséquent :
    C820 x C14
    => Nous obtenons finalement :
    125 970 x 4 = 503 880 combinaisons.
    Vos chances de toucher le gros lot au Rapido sont de 1 contre 503 880...
    Note : comme pour l'EuroMillions, les numéros de la grille B forment un ensemble de combinaisons indépendant des numéros de la grille A.

    Bien que ceci ne concerne, après tout, que des jeux de tirages, cela permet de faire de jolis calculs de probabilité, et d'être parfaitement informés de nos chances réelles.

    On pourrait se demander, d'ailleurs, pour quelle raison les organisateurs de loteries ne communiquent pas systématiquement les probabilités de gain, et cela pour chacun de leurs jeux. La peur que l'on en sache trop, peut-être ? Car c'est après avoir effectué ce type de calculs que, en général, l'on utilise les systèmes réducteurs de mise, afin d'améliorer sa manière de jouer.

    En effet, le tableau des probabilités de gain à l'euro misé montre que les grilles simples sont plus avantageuses que les grilles multiples.
    Pour cette raison, beaucoup de joueurs préfèrent jouer plusieurs grilles simples à l'aide d'un système réducteur de mise...
    Ce principe est également valable pour le Keno, l'EuroMillion, le Rapido et tout type de Lotto.

    Si vous souhaitez employer les systèmes réducteurs de mise, et également disposer de statistiques sur les jeux de tirage, avec des techniques de pronostiquage et tester ce qu'elles auraient donné, vous pouvez utiliser par exemple un logiciel tel que Cap Loto Pro.

    Pour l’Euromillions, on utilise les mêmes méthodes de calcul, en fait une multiplication de deux Cpn, pour arriver à une probabilité de gain au premier rang de 1 chance sur 76 275 360, qui est donc beaucoup plus faible qu’au Loto classique. A l’Euromillions, les sommes jouées sont beaucoup plus importantes qu’au Loto traditionnel, puisque plusieurs pays participent à l’Euromillions (10 loteries en tout pour 9 pays, dont la France, l’Espagne et le Royaume-Uni), tandis les sommes redistribuées sont équivalentes (50% au total, 11% au premier rang). Par ailleurs, comme nous l’avons vu, les probabilités de gain sont sensiblement plus faibles qu’avec un Loto banal, ce qui entraîne de nombreux tirages sans gagnants, et donc des reports fréquents, avec des cagnottes qui s’additionnent. Ainsi, avec le cocktail peu de gagnants et beaucoup à distribuer, on arrive fréquemment à des sommes astronomiques versées aux chanceux. Et effectivement, cela se vérifie, puisqu’un Français a déjà gagné 75 millions d’euros en septembre 2005, et un Irlandais 115 millions en juillet dernier!

    Alors, que doit-on faire? Tout d’abord, pour gagner, il faut jouer, pour reprendre le slogan de la Française des jeux: «Tous les gagnants ont tenté leur chance»; ensuite, pour maximiser ses gains (gagner plus et non pas gagner plus souvent), on a intérêt à jouer certains nombres, et en général des nombres élevés (de nombreux joueurs jouent des chiffres porte-bonheur ou des dates de naissance, il y a donc surreprésentation, dans les chiffres joués, des nombres compris entre 1 et 31 - en jouant les chiffres supérieurs à 31, si je gagne, la somme à répartir sera en général répartie entre un nombre moins élevé de gagnants- ou à l’inverse il faut éviter les combinaisons trop peu originales (exemple: 1,2, 3, 4, 5, 6), et puis, enfin, prier, car avec de telles probabilités, il faut surtout avoir la foi.

    Alors, à vous de voir, si vous faites vos jeux !


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