Laurent Wauquiez a jeté un pavé dans la mare en déclarant, hier, sur BFMTV-RMC, qu'il comptait proposer, dans les dix jours à venir, une proposition de loi dont le but est de contraindre les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) à "assumer" cinq heures hebdomadaires de "service social". Le ministre souhaite que ces propositions soient expérimentées avant la présidentielle de 2012, afin de nourrir le débat de la campagne.
Parlant de "dérives de l'assistanat", de "cancer de la société française", le ministre des Affaires européennes a formulé trois propositions :
1/ Que chaque bénéficiaire du RSA "assume chaque semaine cinq heures de service social", afin de montrer "qu'en face de droit, il y a des devoirs". Ces heures de travail, "offertes" à la collectivité, pourraient consister en des missions de surveillance des sorties d'école, en des travaux de nettoyage ou à l'accueil de service public, a donné comme piste le ministre.
2/ De "plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75 % du Smic, pas plus"
3/ Qualifiant le système de protection français du "plus généreux d'Europe", le ministre propose également que ce "système" ne bénéfice qu'aux étrangers ayant travaillé, et donc cotisé au moins, cinq ans en France. Laurent Wauquiez propose également que chaque citoyen résidant plus de trois mois en France soit asujetti à l'impôt (contre six mois actuellement).
Pour ma part je suis assez d'accord sur ces thèmes de campagne. Cela dit, il me semble qu'une augmentation du SMIC serait plus bénéfique que le plafonnement des minima sociaux. Par ailleurs il est normal que le système profite à ceux qui ont cotisé mais dans ce cas il ne s'agit plus d'un système de solidarité mais d'un système d'assurance : c'est un choix qui mérite débat !...Concernant les étrangers, je ne crois pas qu'il soit xenophbe ou rasciste de reconnaitre que la france n'a plus les moyens d'accueillir et d'assister la misère du monde
Le citoyen moyen que je suis ne réclame pas des aides, il souhaite juste payer un peu moins cher un système qui devient inéficace, improductif et finalement "injuste".
Pour justifier un peu mes propos et répondre à ceux de Mme Buffet , de nombreuses offres d' emplois ne trouvent pas prenneurs malgrès un taux élévé de sans emplois.
Les raisons sont simples : les emplois proposés sont mal rémunérés : 1050 € (le smic net) pour un salarié coûte en réalité 2100 € à l'employeur puisque 1050 € sont versés aux différentes caisses qui gère le système (allocations familiales, pole emploi,retraite,mutuelle,assurance maladie....)
Accepter un emploi à 1050 euros c'est renoncer à toutes les aides et c'est vrai qu'à quelques euros près le pouvoir d'achat d'un SMICAR est équivalent à celui d'un RSA (en comptant les différenciels loyer, déplacements, impôts, frais de santé...etc)
Je pense qu'il ne faut pas accentuer la pauvreté en diminuant le montant des aides mais plutot encourager le travail en augmentant les salaires. En ramenant les charges salariales de 25 à 10% le salarié au smic gagnerait 180 euros de plus par mois soit une augmentation du pouvoir d'achat de plus de 17%. ça ne coùterait rien de plus à l'employeur par contre ça financerait un peu moins le système.... Alors soit il faut trouver un autre financement (c'est possible avec le capital) soit il faut réformer ou économiser le système (je pense qu'il y a la aussi quelques pistes...) C'est l'objet du débat