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    Mise à jour le 16/05/2012
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La dépendance des personnes âgées : un sujet qui touche fortement les Français âgés de 35 à 75 ans

8 Français sur 10 (35-75 ans) se sentent concernés par la dépendance des personnes âgées, 4 sur 10 se déclarant « très concernés », que ce soit pour eux-mêmes ou pour leurs proches.

Concrètement, 6 sur 10 ont actuellement ou ont eu par le passé une personne âgée dépendante dans leur foyer ou leur entourage familial. 1 Français sur 4 est actuellement confronté à la dépendance d'une personne âgée, et la moitié d'entre eux est « aidant ».

Cette situation d'être ou d'avoir été « face » à la dépendance d'un proche est ressentie comme particulièrement difficile d'un point de vue psychologique ou affectif pour plus de la moitié d'entre eux (55%).

Dans cette situation, c'est d'abord le maintien de la personne âgée à domicile qui est privilégié (67%), qui s'accompagne bien souvent d'une implication forte des proches, devant l'hébergement en établissement spécialisé (46%).

Parmi les Français confrontés actuellement à la dépendance, près de la moitié (47%) déclare apporter une aide à la personne dépendante, principalement sur le plan matériel (37%) devant l'aide financière (20%). Ainsi, les « aidants » représentent 13% des Français de 35 à 75 ans.

Pour autant, les Français restent peu préparés à cette échéance

Seulement 1 Français sur 3 s'est déjà renseigné sur les solutions disponibles pour faire face au risque de dépendance :

Lorsqu'on se renseigne, c'est en premier lieu sur l'aide à domicile (72%), puis l'hébergement en établissement spécialisé (53%) et les possibilités d'aide financière (49%). La téléassistance (43%) suscite davantage d'intérêt cette année (+ 9 points vs. 2007).

En pratique, les Français âgés de 35 à 75 ans ne sont qu'un quart (23%) à se préparer pour faire face à ce risque, niveau stable depuis 4 ans. Parmi les plus âgés (65-75 ans), ils sont 1/3 (32%) à avoir pris des dispositions.

Parmi eux, 3 sur 4 déclarent avoir souscrit un produit financier, en majorité un contrat de prévoyance (53%) devant d'autres produits financiers « non spécialisés » (39%). Soit sur l'ensemble de la population des 35-75 ans, 12% ont souscrit un contrat de prévoyance pour la dépendance.

Parallèlement, d'autres dispositions liées au logement ont été prises : 26% des Français ayant pris des dispositions l'ont fait en matière de logement, à la fois des aménagements spécifiques du logement (15%) ou l'achat d'un bien mieux adapté (15%).

Actions prioritaires de l'État :
soutien pour le maintien à domicile de la personne dépendante

Pour 8 Français sur 10 (83%), aider à maintenir leurs proches le plus longtemps possible à domicile ou à développer l'hospitalisation à domicile: est une action prioritaire que l'Etat doit mettre en œuvre, nettement devant l'augmentation du nombre de places dans les maisons de retraite (44% vs. 57% en 2007).

Projets de mesures sur la dépendance

Parmi les différents travaux annoncés sur la prise en charge de la dépendance, les Français sont partagés quant à la mise en place d'une assurance dépendance obligatoire à partir de 50 ans : 4 Français sur 10 (35-75 ans) y sont favorables, 56% parmi les plus âgés (65-75 ans).

Le fait de proposer des aides publiques pour la prise en charge de la dépendance avec ensuite un recours sur la succession semble difficile à accepter : 1/3 des Français y est favorable, mais près d'1 sur 2 (46%) y est très défavorable.

Ils sont en revanche particulièrement favorables à certaines mesures, relatives à la prévention ou pouvant soutenir les aidants :

  • Le bilan de prévention systématique (bilan mémoire, bilan autonomie ou prévention des chutes) est une mesure vivement appréciée, par 8 Français sur 10 (31% très favorables)
  • Les propositions d'aide aux aidants remportent également l'adhésion, en particulier la possibilité pour la personne aidante d'aménager son temps de travail (46% très favorables) et de bénéficier d'une formation (40%).

Étude réalisée par le département Finance de TNS Sofres pour La Banque Postale Prévoyance, du 13 au 18 décembre 2010, auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 35 à 75 ans, selon la méthode des quotas (1010 personnes interrogées).

Télécharger l'étude compléte

Tags associés : dependance, EHPAD, gerontologie, personnes agees, debat, personnes, agees, solidarite, intergeneration

J'kaz !
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Mercredi 06 Juillet 2011Poster un commentaire

L’information et la coordination ont toujours été au cœur des politiques successives de la vieillesse, depuis la parution du rapport Laroque en 1962
  • Coordination sociale de proximité afin de faciliter l’orientation pertinente de la personne vers le service nécessaire (année 60) ;
  • Maillage des acteurs sociaux et médico sociaux sur un même secteur géographique, mise en cohérence locale des programmes d’action en faveur des  personnes âgées (VI° et VII° plans, années 70).
En 1981, le premier secrétariat d’Etat aux personnes âgées créait, à titre expérimental, cinq cents postes de coordonnateur gérontologique qui avaient une double mission : 
  • Une coordination institutionnelle pour améliorer les échanges entre les services et équipements d’un même secteur géographique, voire les développer (la fonction s’apparentait alors plus à une fonction d’animation et d’ingénierie) ;
  • Une coordination de proximité autour de la personne âgée pour faciliter une meilleure utilisation des aides disponibles en fonction des besoins évalués individuellement (la fonction relevait d’une relation individuelle d’information, de coordination des informations).
La circulaire du 7 avril 1982 instituait aussi des instances locales de coordination gérontologique, dont certaines existent encore aujourd’hui.
Cette fonction de coordination s’est développée ça et la à l’initiative des collectivités publiques, des CCAS, des associations, des acteurs de terrain …
 
Force est de constater que la coordination reste un sujet difficile, elle ne se décrète pas, du fait de la multiplicité des acteurs en présence, de la grande hétérogénéité des statuts des personnes (libéral, associatif, institutionnel), de la complexité et de la parcellisation des financements. Elle semble pourtant représenter un enjeu important de mise en cohérence, d’efficacité, de qualité de prise en charge.
Le transfert des compétences de l’Etat vers le Département semble pouvoir donner une nouvelle dimension aux CLIC. En effet le territoire d’intervention du clic est un territoire bien identifié cohérent pour les usagers et s’inscrit donc dans la réalité locale d’une intercommunalité.
Ce mémoire nous amènera à réfléchir sur une politique gérontologique locale après avoir mis en évidence les difficultés rencontrées durant ces dernières années.  
 
Pour vous procurer l'intégralité du Mémoire, demandez le par mail
 

Tags associés : EHPAD, Maison de retraite, gerontologie, reseau, gerontologique, clic

J'kaz !
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Jeudi 17 Juin 20106 commentaire(s)

La brochure

 


La dépendance : débattre, comprendre, agir (la brochure)

Tags associés : dependance, gerontologie, debat, personnes agees, lancement, grand, debat, national

J'kaz !
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Jeudi 07 Avril 2011Poster un commentaire

 
Télécharger le mémoire en version PDF

 
Introduction
 
La société française doit relever un défi majeur : faire face aux besoins actuels et futurs en soins en assistance et en accompagnement des personnes âgées dépendantes.
 
Sous l’effet conjugué des évolutions démographiques et de l’augmentation de la longévité, ces besoins en offre de soins gériatriques seront plus importants.
Les personnes de plus de 75 ans représenteront 17 % de la population française en 2010, soit 10 millions de personnes.
En 2020, le Schéma National des Services Collectifs Sanitaires prend comme scénario le plus plausible une augmentation de 40 % des personnes de plus de 65 ans.
Ce vieillissement de la population française sera accompagné mécaniquement d’une augmentation des incapacités et de la dépendance. Actuellement, 40 % des personnes de plus de 60 ans ont des problèmes de dépendance, un tiers des séjours à l’hôpital concernent des personnes de plus de 60 ans et environ 7 % des hospitalisations concernent des personnes de plus de 85 ans.
Les risques d’apparition ou d’aggravation d’une pathologie sont plus importants pour cette catégorie de population.
La survenue brutale d’une affection ou d’un accident peut rompre l’équilibre fragile d’une personne âgée déjà en perte d’autonomie ou souffrant d’une polypathologie caractérisée.
Le comité de pilotage de l’Année Internationale des Personnes Agées en 1999, prenant la mesure de l’enjeu que représentait le vieillissement de la population, a préconisé d’arrêter rapidement les choix collectifs indispensables à un meilleur accompagnement du vieillissement.
 
Cette prise de conscience des pouvoirs publics s’est traduite par la mise en oeuvre de nouvelles mesures en faveur des personnes âgées.
Le soutien à domicile constitue l’axe prioritaire de cette nouvelle politique vieillesse.
La coordination gérontologique a été affirmée comme un des outils importants de cet objectif du soutien à domicile et, plus généralement, de la réforme de la prise en charge sanitaire et sociale des personnes âgées dépendantes.
La coordination gérontologique désigne, sur un territoire donné, un état de relations et de communication entre les professionnels intervenant auprès des personnes âgées dépendantes qui permet de prendre en considération les données médicales et sociales et d’apporter une réponse globale dans la prise en charge.
 
10 ans après les ordonnances JUPPE et 6 ans après la circulaire instituant les Centres Locaux d’Information et de Coordination (CLIC), le bilan sur les réseaux gérontologiques est mitigé.
 
Les coordinations gérontologiques, conçues selon le modèle de la coordination structure, apportent en général une plus-value faible dans la réponse apportée aux usagers.
De la même manière, le fait que les réseaux gérontologiques permettent la réalisation d’économies d’échelle (baisse du nombre de réhospitalisations évitables, baisse de la durée moyenne de séjour) est plus qu’incertain.
Face aux difficultés rencontrées par les réseaux gérontologiques, l’hypothèse suivante peut être posée : les coordinations structures, de type CLIC, ne constituent pas une réponse adaptée pour développer un réseau opérationnel de terrain entre les professionnels de la prise en charge gérontologique.
Partant de ce postulat, le réseau gérontologique ne consiste-t-il pas dans la structuration de filières gériatriques ? Sa substance ne réside-t-elle pas dans la mise en relation des professionnels auprès de la personne âgée dépendante, la formalisation de leurs relations ainsi que le développement de leur participation à une filière de prise en charge.
 
Dans cette perspective, le réseau peut exister sans ajout d’un interlocuteur institutionnel (appelé coordinateur) et trouve sa source de développement dans la construction d’outils de liaison et de filières de soins.
Ainsi, la mise en réseau des professionnels de la prise en charge gérontologique dans un territoire trouverait sa substance dans le travail managérial mis en oeuvre afin d’encourager le développement de filières gériatriques.
 
Pourquoi la coordination, telle qu’elle est prévue dans les textes légaux et réglementaires, ne parvient-elle pas ou partiellement au développement du réseau gérontologique sur un territoire donné ?
La politique française en matière de réseau gérontologique s’est traduite par l’incitation à la mise en place de coordinations structures. Les difficultés rencontrées par ces coordinations structures amènent à penser qu’elles ne constituent pas un outil suffisant ou adéquat pour le développement du réseau gérontologique 
 

Tags associés : EHPAD, CLIC, GERONTOLOGIE, COORDINATION, enjeu, service, developpement, local

J'kaz !
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Jeudi 10 Mars 2011Poster un commentaire

DROITS DES USAGERS : PRINCIPES LA LOI DE 2002

 
La loi de 2002 a souhaité garantir l’exercice des droits des usagers dans chaque établissement social ou médico-social.
 
Ces nouveaux outils reviennent à rendre plus lisibles, plus identifiables les pratiques professionnelles, les modalités d’organisation, d’accueil et d’accompagnement. Mais leur mise en pratique génère de nombreuses interrogations chez les professionnels, sur le rôle du droit et sur l’adéquation de ces outils aux spécificités de leurs établissements et services...
 
La loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale vise notamment la reconnaissance des droits des personnes en difficulté... un reconnaissance au sein de notre société dans son ensemble, mais plus particulièrement au sein des établissements et services dédiés à ces populations.
Il s’agit non seulement de prévenir les maltraitances, mais surtout de faire du rapport aux usagers l’axe central de l’évaluation des activités et de la qualité des prestations.
Il s’agit de « passer de la protection du sujet fragile à la reconnaissance de l’usager citoyen », à travers :
 
  1. la rénovation des missions et principes du social et médico-social
  2. la définition de 7 droits de l’usager
  3. la traduction de ces droits en 7 outils, pour en faciliter l’exercice
 
Cet accent porté sur les droits des usagers appelle chaque équipe de professionnels à se réinterroger, à repenser, tout au moins à formaliser le rapport à l’usager et sa participation à la vie institutionnelle. Ainsi, bien plus qu’une mise en conformité, garantir les droits des usagers consiste à s’approprier la loi de 2002, à donner du sens à ces outils selon ses spécificités et celles de la population accueillie...

Tags associés : principes

J'kaz !
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Samedi 08 Novembre 2008Poster un commentaire
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